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Histoire

La ville de Pont-de-Veyle est l’une des communes les plus petites du département de l’Ain par sa superficie : 194 hectares. Elle est située à 178 mètres d’altitude. Cette ville est très ancienne, puisqu’on en trouve mention au XIème siècles. Créée au carrefour des grandes voies de communication : Lyon – La Bourgogne par la rive gauche de la Saône et Mâcon – Bourg – La Savoie.


Née dans une île, formée par les bras de la Veyle, cette situation lui a valu l’appellation flatteuse de Venise Bressane. Par le jeu des mariages successifs, elle passe des Seigneurs de Vesle aux Sires de Bâgé,
puis aux comtes de Savoie : c’est l’un d’eux, Amé de Savoie, qui lui accorde ses premières franchises en 1275.
Il faut se souvenir qu’au traité de Verdun, le Royaume de France s’arrêtait à la Vallée de la Saône cette rivière était la frontière entre la France et l’Empire Germanique.


Sur la rive droite, c’était “le Royaume”, sur la rive gauche, s’étendait “l’Empire”. Pont-de-Veyle ne deviendra française qu’en 1601, sous le régime d’Henri IV, au traité de Lyon et ses privilèges lui seront confirmé
par Louis XIII.


En raison de cette situation frontalière, il ne faut pas s’étonner que cette ville ait dû se fortifier pour
se défendre contre ses voisins entreprenants, les Seigneurs de Mâcon, les Sires de Beaujeu et les Princes
de Dombes. Dans ce but, elle avait construit 14 tours (une seule reste, la Tour de l’horloge et sa porte
du XIVème siècles), reliées entre elles par des remparts de briques, dont il reste quelques vestiges,
le tout ceinturé par des fossés d’enceinte, toujours en eau actuellement. Une gravure, à la Mairie, donne
sa physionomie en 1663. De 1750 à 1800, on rasa les tours et remparts qui menaçaient de tomber en ruines.


De la Renaissance et des siècles suivants, il reste plusieurs immeubles de la “Maison de Savoie” ou “Maison des Seigneurs”, dont la façade, restaurée, est l’une des plus belles de la région – un prieuré de Saint-Benoit, qui dépendait de l’Abbaye d’Ainay, avec ses oratoires et ses portes gothiques – plusieurs maisons
à colombages, dont l’une, “La Maison du Guetteur” a été remis en valeurs avec beaucoup de soin et de goût. Un relais de poste ou “ passoir” – plusieurs escaliers à vis en pierre, dont l’un à l’ancienne Mairie (30 Grande Rue) qui occupait l’ancien Collège des Jésuites – L’église construite en 1755, de style Jésuite – l’hôpital,
dont plus rien ne rappelle la fondation en 1322, mais qui garde encore le souvenir du 18ème siècles avec
le bâtiment annexe, l’hospice goujon – enfin le Château et son parc de 17 ha.


Depuis 2019, le Château de Pont-de-Veyle est devenue le pôle de service publics. Il accueille la Mairie
de la ville, le siège de la communauté de communes de la Veyle, l’office de tourisme
et la Maison France Services.